Micro-entrepreneur et micro-entreprise

Charges variables charges fixes

Distinguer charges variables et charges fixes est un préalable avant de pouvoir analyser les comptes d’une entreprise et, en particulier, de calculer son EBE.

Définition des charges variables et fixes

Les charges fixes, également appelées charges de structure, sont celles dont le montant demeure stable quel que soit le niveau d’activité de l’entreprise.

Ces charges sont en effet liées à l’appareil de production de l’entreprise : que cet appareil soit plus ou moins sollicité ne change rien au montant de ces charges. Par exemple, le loyer est une charge fixe car le local de l’entreprise, local commercial d’un commerce par exemple, bureau d’une profession libérale, lieu de stockage d’un artisan... est un élément de l’appareil de production. Si l’activité augmente, le loyer reste le même. Si l’entrepreneur cesse son activité, il reste redevable de son loyer (c’est un rappel lors de la reprise d’un bail 3/6/9, le locataire doit payer tous ses loyers jusqu’à une échéance du bail !).

Les charges variables en revanche sont directement proportionnelles au niveau des ventes. Par exemple, le nombre de serviettes en papier ou de nappes envoyées au pressing... dépend, dans un restaurant, du nombre de repas servis (ce que le fisc sait parfaitement...).

Évolution des charges fixes et variables

Un commerce fonctionne avec un salarié qui aide l’entrepreneur individuel. Le coût de ce salarié est-il fixe ou variable ?

D’un mois sur l’autre, indépendamment du chiffre d’affaires de l’entreprise, ce salaire va rester fixe. Il s’agit donc d’une charge fixe.

Mais si l’activité baisse dangereusement, ce salarié risque d’être licencié, le poste salaire variant alors. A l’inverse, si l’activité se développe, un autre salarié sera peut-être à embaucher, et les salaires prouveront là encore qu’ils peuvent varier.

Au final, la distinction entre charges variables et charges fixes apparaît essentiellement dans la durée : si les charges variables varient en fonction de chaque unité supplémentaire produite, les charges fixes quant à elles évoluent par paliers.

Évolution des charges d’une entreprise

Si l’on analyse les comptes de son entreprise, où si l’on envisage la reprise d’une entreprise, il est essentiel d’anticiper comment les charges pourraient varier, et identifier les coûts qui pourraient ainsi être réduits.

Si les charges variables ne dépendent que de l’activité, le seul moyen consiste à s’approvisionner à un coût unitaire plus faible. Cette démarche fait partie de la politique commerciale et des achats de l’entreprise (assurée le plus souvent par le chef d’entreprise dans les petites structures).

En ce qui concerne les charges fixes, étant donné qu’elles augmentent par paliers, la question est de savoir si on se situe :
- Juste après un palier : et donc le montant de ces charges est actuellement important, et ne varierait pas si l’activité augmentait significativement.
- Juste avant un palier : auquel cas dépasser ce palier risquerait d’amputer largement la rentabilité de l’entreprise. Par exemple, en acceptant davantage de commandes, un entrepreneur peut ne plus pouvoir y répondre dans des délais convenables et rendre ses clients mécontents, entacher sa réputation et faire baisser la performance de son entreprise à long terme ; ou bien devoir recourir à une embauche, qui baissera la rentabilité de l’entreprise tant que le nouvel employé ne répondra pas à une demande de travail correspondant à un plein temps.

Ainsi, on peut cibler les charges fixes de l’entreprise et chercher à les maximiser, c’est à dire à utiliser au maximum l’appareil de production qu’elles assurent.

Dans le cas d’une reprise d’entreprise, il s’agit de comprendre si la rentabilité a atteint un maximum ou si, au contraire, elle peut encore être améliorée sans investissements immédiats.

Charges fixes et seuil de rentabilité

Déterminer ses charges fixes est un préalable pour calculer son seuil de rentabilité.



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